13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 12:07
Pleurotomaire actuelle

Bayerotrochus teramachii, Kuroda, 1955.

nommé très souvent : Pleurotomaria teramachii. Kuroda, 1955.

Mollusque de la classe des Gastropodes.

Famille : Pleurotomariidae.

Genre : Bayerotrochus.

Taille réelle : Ø 98 mm, hauteur : 82 mm

Provenance Mer de Chine, récolté à moins 150 mètres de profondeur.

J'ai acquis cette Pleurotomaire pour en faire une description et ainsi mieux lire les spécimens fossiles qui ont les mêmes caractéristiques.

Les Pleurotomaires sont apparues il y a environ 200 MA, c'est au Bajocien que les formes sont les plus nombreuses.

Pleurotomaire actuelle

Spécimen complet de; Bayerotrochus teramachii Kuroda 1955 sur un autre angle de vue.

Pleurotomaire actuelle

La partie supérieure se nomme apex, sur un tour et demi c'est la protoconque qui est la partie embryonnaire du gastropode, cette partie est lisse et ne porte pas de bandelette de l'entaille, celle-ci est visible dans le tour qui suit avec le début de l'ornementation. Sur cette Pleurotomaire, la bandelette se trouve au sommet du bord externe du milieu du tour, elle se positionne différemment suivant les espèces, exemple en milieu du tour sur un fossile : voir Pleurotomaria gyroplata (E. Deslongchamps, 1849 ), sur Pyrgotrochus elongatus (Sowerby, 1818), elle se trouve sur le bord du tour juste au dessus de l'ornementation crénelée.

Pleurotomaire actuelle

détail de la bandelette de l'entaille sinusaire qui forme une légère dépression et ornementation du tour.

Pleurotomaire actuelle

La suture se situe à la base de chaque tour, la base étant le dernier tour, partie sous la flèche rouge. L'entaille sinusaire visible sur cette photo est profonde et large. La profondeur de l'entaille est la distance mesurée entre le bord de la lèvre inférieur et le début de la bandelette de l'entaille, dans le cas présent, longueur : 3,5 centimètres pour une largeur de 0,6 centimètre.

Pleurotomaire actuelle

voici une vue orientée du dessous montrant l'ombilic, sa forme peut être évasée ou étroite, il peut être masqué complètement par le sinus, c'est un critère important de détermination pour les espèces fossiles en dehors de l'ornementation des tours. Sur certaines Pleurotomaires, il n'est pas présent.

On distingue la lèvre inférieur qui débute au sinus gauche et par opposition, la lèvre supérieur. Noter la présence de nacre sur la coquille.

Pleurotomaire actuelle

vue sur le sinus.

Pleurotomaire actuelle

vue sur l'ouverture montrant l'opercule chitineux replacer pour la circonstance, celui-ci est secrété par le pied ou il est fixé, il sert à protéger et obstruer l'ouverture contre les prédateurs. Les Pleurotomaires actuelles diffusent dans l'eau un liquide toxique capable d'éloigner les ennemis éventuels, peu être en était il de même il y a des millions d'années !

J. A Deslongchamps écrivait dans sa description des Pleurotomaires, que ces dernières devaient posséder un opercule mais que jamais il n'en avait retrouvé, ceci s'explique peu être par le fait que la partie chair de l'animal mort se détache rapidement de la coquille, celui-ci vivant à une grande profondeur, il semble logique que l'on ne le retrouve pas.

La forme de l'ouverture est également un critère d'identification des espèces.

Pleurotomaire actuelle

Ornementation du dessous, stries longitudinales et stries d'accroissements transversales et sinueuses.

Pleurotomaire actuelle

vue du dessus, ornementation faite de stries longitudinales et de stries transversales légèrement obliques ce qui donne un aspect treillissé. (exemple ici sur Bathrotomaria scrobinula (E Deslongchamps, 1849).

Pleurotomaire actuelle

aspect treillissé sous la bandelette. La bandelette de l'entaille peu être en relief, elle forme alors un léger bourrelet, plane ou en creux, formant ainsi une légère dépression.

Pleurotomaire actuelle

Pour finir, comme sur les gastropodes fossiles, ce petit choc qui a pour effet de laisser visible une trace de reconstruction de la coquille.

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 11:59

Zone à Parkinsoni (Oppel, 1856).

La zone à Parkinsoni se divise en trois sous zones, chacune d’elle est divisée en horizons. Les oolithes de cette zone sont plus grosses que dans les zones sous jacentes (0,4 à 0,8mm), elles sont réparties irrégulièrement (sous forme de nuages). Le marqueur de cette zone est Parkinsonia parkinsoni (Sowerby, 1821). La faune est riche en ammonites avec entre autres les dimorphes Parkinsonia / Durotrigensia.

1/ La zone à Parkinsoni débute par la sous zone à Acris (Kumm, 1952), (Parkinsonia acris, (Wetzel, 1911) [m], présence dans cette zone des dernières Garantiana, Paragarantiana et Pseudogarantiana, présence de Bigotites, Vermisphinctes, Oppelidae et Cadomites.

Horizon à Acris à la base et horizon à Pseudoparkinsoni au dessus.

2/ sous zone à Densicosta (Pavia & Sturani, 1968). Les Parkinsonia sont très nombreuses et variées (Parkinsonia parkinsoni (Wetzel, 1911), la faune ammonitique est dense avec P. rarecostata, Durotrigensia, Prorsisphinctes, Bigotites, Oppelidae, Strigoceras truelli (d’Orbigny, 1845), présence des Dimorphinites, Cadomites et Polyplectites.

Horizon à Parkinsoni et Dorsetensis.

3/ sous zone à Bomfordi (Pavia & Sturani, 1968), avec Parkinsonia bomfordi (Arkell), Parkinsonia crassa, Oxycerites sp, Durotrigensia de grandes tailles souvent fracturées et remaniées, P pseudoferruginea, première Lobosphinctes, Planisphinctes….

Horizon à Crassa et Bomfordi.

Cette zone est surmontée par le calcaire à Spongiaires, surtout visible sur les gisements côtiers.

Stratotype des Hachettes.
Stratotype des Hachettes.

Stratotype Bajocien de Sainte Honorine des Pertes.

Les trois zones du Bajocien supérieur sont réduites à environ 30 centimètres d'épaisseur à cet endroit en ce qui concerne l'oolithe de Bayeux (épaisseur très variable suivant les gisements), la partie supérieur de la zone à Parkinsoni étant le calcaire à Spongiaires.

La partie basse appartient au Bajocien inférieur : conglomérat de Bayeux puis sur l'estran, la formation de la Malière.

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 14:59

Zone à Garantiana (Buckman, 1893).

1/ Cette zone débute par la sous zone à Dichotoma, l'oolithe est de taille moyenne 0,4 mm, répartie régulièrement. Apparition dans cette zone des Pseudogarantiana qui sont les microconques de Garantiana. Les Strenoceras ont disparu, nombreux Spiroceras avec des formes différentes (voir images dans album), présence de Leptosphinctes, Oppellidae, nombreuses Garantiana dont Garantiana garantiana (d'Orbigny, 1845) qui est le marqueur de cette zone...

(la base de cette zone contient des oncolithes pluricentimétriques (voir photos jointes) : " cette structure peu être observée sur les gisements côtiers, notamment dans le stratotypes Bajocien de Sainte Honorine des Pertes" ou elle représente la zone à Niortense).

2/ Sous zone à Subgaranti (Pavia et Sturani 1968), les Cadomites, Garantiana sont présentes en grand nombre, également présence de Hlaewiceras, Vermisphinctes, Oppelidae, Bajocisphinctes.

3/ Sous zone à Tetragona (Westermann 1967), toujours la présence de Garantiana, Hlaewiceras dont Garantiana (Hlaewiceras) tetragona, Oppelidae, Bigotites et Pseudogarantiana minima.

Zone à Garantiana.

Oncolithes en place visibles à la base du stratotypes de la falaise des hachettes à Sainte Honorine des Pertes, 14.

Les traits rouges marquent la zone à Niortense et au dessus, la zone à Garantiana.

Zone à Garantiana.

Oncolithes en place visible sur l'estran.

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 09:52
Gryphea du Domérien/ Lithophages.

Voici une Gryphée (huitre) particulièrement intéressante, elle a été perforée par des organismes lithophages formant ainsi des galeries en surface de la coquille. La plus importante laisse apparaitre la structure feuilletée de la coquille. Cette huitre trouvée en surface d'un affleurement datant du Domérien a perdu toute sa gangue calcaire par un phénomène d'érosion ce qui explique que les terriers soient visibles en partie uniquement. Je pense que l'huitre et le sédiment étaient déjà lithifié (Diagénèse) lors des perforations.

Gryphea du Domérien/ Lithophages.

Sur cette photo, on distingue une galerie importante et d'autres plus petites.

Gryphea du Domérien/ Lithophages.

Cette image montre ce qui pourrait être un orifice d'entré et une galerie plus importante qui a servi d'habitat, à noter le structure de la coquille qui ici est mise en évidence.

Gryphea du Domérien/ Lithophages.

Galeries de lithophages et quelques petites perforations ovales faites par des petits mollusques.

coll: Chantal Mars que je remercie.

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 10:25
38 x 23 x 21 mm
38 x 23 x 21 mm

Voici un superbe Rhyncholite du Bathonien inférieur, il montre une très belle structure et une cristallisation intéressante de Calcite et de Calcédoine. Les Rhyncholites sont les parties masticatrice des céphalopodes tel que les nautiles, les Bélemnites ou encore les ammonites. On les trouve de façon éparse dans les gisements de fossiles.

Les parties molles des céphalopodes sont séparées de la coquille lors de la mort de ces derniers d’où la relative rareté de les retrouver.

voir aussi Rhyncholite du Bajocien supérieur.

Rhyncholite du Bathonien.

Ce bec corné de Céphalopodes montre également l'empilement de couches successive comme la corne des ongulé.

Rhyncholite du Bathonien.

Les Rhyncholites sont composés de deux parties, ici nous en avons qu'une seule.

Assemblage donnant une vue sur différents angles de Rhyncholites sp du Bathonien inférieur de la Nièvre -58-

(coll: Chantal Mars que je remercie).

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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 13:20
Colonisation post-mortem sur ammonite

Voici un très bon exemple de colonisation d'un fossile post-mortem, en l’occurrence une ammonite qui après s'être déposée sur le fond et retenue par les sédiments à était colonisée par une encrine dont nous retrouvons traces grâce au crampon laissé par celle-ci fixé sur la coquille ! Sont ils contemporains l'un de l'autre ? Pas toujours facile à prouver, l'ammonite a pu se fossilisée après son enfouissement et revenir en surface du sédiment après un bouleversement dû à divers actions géologiques ou tectonique. Elle devient alors un support idéal pour cette encrine ! Le deuxième cas, le plus probable est : l'ammonite morte, la coquille se dépose sur le fond, se remplie de sédiment puis et colonisée par cette encrine qui grâce à se support a pu se développée.

Colonisation post-mortem sur ammonite

Crampon d'encrine sur Oxycerites aspidoides (Oppel, 1857). Provenant du Bathonien inférieur de le Nièvre -58- France.

Photos et collection Chantal Mars que je remercie.

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 14:16
taille : Ø 120 mm x ép 85 mm à l'ouverture.
taille : Ø 120 mm x ép 85 mm à l'ouverture.
Cenoceras (Digonioceras) excavatum. (J de C. Sowerby* 1826).

Nautilus excavatus, Sowerby, 1836. d'Orbigny, 1843.

Description in Les Animaux Mollusques et rayonnés par A d'Orbigny : Terrains Jurassiques, Céphalopodes, Paléontologie Française et révision critique de la Paléontologie Française par J C Fischer..

Coquille renflée, lisse ou marquée de lignes d’accroissement. Spire non recouvrante, laissant apercevoir tous les tours dans l’intérieur, composé de tours déprimés et très arrondis sur le dos, élargis et anguleux au pourtour de l'ombilic qui est largement ouvert, en entonnoir profond et évasé. Les cloisons ne sont visibles qu'au début du tour externe; elles montrent une curieuse modification de l'espacement, avec un brusque resserrement pour une hauteur du tour de 30 mm, puis elles s'écartent de nouveau.

Le siphon est situé assez haut dans la cloison (dorso-ventral).

Le teste est lisse sur les formes adultes, réticulé sur les formes jeunes.

Digonioceras se distingue des Cenoceras par son dernier tour toujours plus large que haut.

* Jame De Carle Sowerby

Cenoceras (Digonioceras) excavatum.
Cenoceras (Digonioceras) excavatum. (J de C. Sowerby, 1826).

Exemplaire dans sa forme juvénile, peu après l'éclosion, il possède 5 à 6 cloisons, sa taille réelle est de 20 mm.

Cenoceras (Digonioceras) excavatum.

Croquis représentant Cenoceras excavatum selon Sowerby in d'Orbigny 1843.

Cenoceras (Digonioceras) excavatum.

Digonioceras excavatum à droite, Cenoceras sp à gauche..

Cenoceras (Digonioceras) excavatum.

Cenoceras sp.

Bajocien supérieur du Calvados, zone à Garantiana.

Cenoceras (Digonioceras) excavatum.
Cenoceras (Digonioceras) excavatum. (J de C. Sowerby, 1826).

Taille 35 mm. Zone à Niortense du Calvados.

Cenoceras (Digonioceras) excavatum.

Cenoceras sp, zone à Parkinsonia du Calvados.

Taille réelle : 36 mm, noter l'ornementation réticulée de ce spécimen.

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 15:26
Petite nouveauté

Désormais pour accéder aux albums, il vous faut cliquer sur le lien indiqué sur l'image ... Les albums sont tous à refaire !!! quelques uns sont déjà accessibles mais il me faudra du temps pour tout réparer, merci de votre compréhension et bonne visite !

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 10:22

Bivalves, morphologie des valves .

Fiche descriptive .

 

Valve droite

on reconnait bien l'empreinte des muscles antérieurs et postérieurs qui maintiennent les valves fermées ainsi que la complexité de la charnière . Les muscles adducteurs peuvent être aux nombres de 1 ou 2 voire 3, ce sont eux qui permettent l'ouverture et la fermeture des valves .

 

P1080732


Valve gauche

 

P1080735Sur la valve gauche, nous retrouvons l'empreinte des muscles adducteurs ainsi que la charnière ou s'emboîte parfaitement la valve droite .

A la mort des bivalves, les (ou le) muscles  adducteurs se décomposent et les valves ont tendances à s'entrouvrir contrairement aux Brachiopodes qui eux restent le plus souvent fermés grâce à leurs muscles antagonistes .

 

Pour mieux comprendre le fonctionnement des muscles, voici un petit pdf de Jean Luc Voisin du MNHN sur les Brachiopodes ou il traite également des Bivalves .

"Publié avec l'accord de l'auteur que je remercie" .lien pdf

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 13:30

Ammonites, comment les mesurer ?

 

Voici une méthode connue pour mesurer les fossiles, le pied à coulisse , Je vous propose une petite modification de celui ci qui vous permettras des mesures plus précises et ce, à des endroits plus ou moins accessibles avec l'outil normal . Pour ce, il suffit d'une meule et de procéder comme indiqué sur les figures suivantes .


P1080108

 Un pied à coulisse normal, cout entre 10 et 15 euros, avec cadran de lecture, 40 euros.

P1080109 - CopieLes lignes de couleurs indiquent les différentes possibilité de meulage, la forme et la manière de mesurer .

 

Ces modifications vous permettrons de prendre les mesures de chacun des tours  jusqu'à l'ombilic, de prendre l' épaisseur d' une ammonite sur gangue, de mesurer les valves de vos brachiopodes, etc, etc ...

 

P1080114

P1080116           Dans le cas d'un ombilic étroit, cette modification s'avère très utile .

 

Comme les images le montrent, nous sommes limité par la taille, mais le bras peu être rallongé .

 

voilà, c'est à vous de jouer !!!

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